Voir la parole comme puissant matériau dans la construction des cultures et des savoirs. Ce serait un juste retour des choses pour nous tous qui avons nos racines encore baignant dans cette Afrique qui a toujours été donnée bâtie par l’oralité comme mode de transmission des connaissances. Et, de nos jours que les podcasts, le storytelling et toute la déferlante des contenus en motivations rencontrent les inaltérables autres vertus radiophoniques, les livres et séries audio semblent toujours bien conserver leurs tentants prestiges.
Le livre audio n’est rien d’autre qu’un livre imprimé. Un livre imprimé auquel on donne de la voix de façon si pas engageante mais présentielle. C’est donc la seconde vie d’un ouvrage. Bien avant que l’expansion technologique ne nous resserve ce format comme nouvelle mode pour des contenus de développement personnel, de littérature ou de disciplines variées, déjà, au siècle dernier d’autres cultures s’en servaient. Sur bandes cassettes ou autres disques magnétiques la pratiques avaient déjà ses affiliés. Il va sans dire que cette pratique était aussi courante dans des cercles d’apprentissage linguistiques. Mais, bien plus, l’utilisation des préenregistrés audio était et est aussi pratique très courue auprès des personnes avec handicap visuel, des malvoyants ou des personnes de troisième âge.
Et, de nos jours, comme souligné ci-haut le concept « livre audio » redevenu à la mode avec de plus en plus de plateformes innovantes y dédiées. Mais, dans un contexte africain où l’oralité est inscrite dans nos us et coutumes comme véhicule séculaire de nos traditions et savoirs, cette problématique doit trouver terreau fertile. D’où la nécessité de positiver le canal audio pour s’en servir en vue de booster la culture, l’éducation, l’instruction et le vivre ensemble. Ce sera l’occasion aussi de combattre cette nonchalance rampante disant que les congolais n’aiment pas la lecture et que si l’on veut cacher l’argent à un congolais tant mieux le dissimuler dans un livre. Le livre audio est donc aussi une chance qui nous soit donnée de redynamiser la lecture des livres papiers, laquelle lecture reste somme toute irremplaçable et socle des connaissances durables.
Les séries radios sont au fait une part considérable de l’Entertainement Education (éducation par le divertissement) qui embarquent dans un même et seul élan une forte présence de littérature, du théâtre et d’identification de tous les problèmes sociétaux en vue d’induire de transformations pour des générations plus aguerries
Si, en République Démocratique du Congo la saga Maboke a fortement conditionné l’imaginaire de générations antérieures, de nos jours, nos communautés tant urbaines que rurales ont montré un intérêt très manifeste envers ces formats.
La trame de la conception des séries audio repose sur l’écriture des scripts des plus réalistes et entrainants, et leur diffusion emprunte de manière similaire les mêmes terminaux que les livres audio, c’est-à-dire l’ordinateur, le téléphone (intelligent ou pas), les sites internet ou les applications, avec ou sans connexion internet. Via le téléviseur, la radio ou autre lecteur mp3 par Bluetooth, une carte mémoire ou un flash-disc, ce croisé justifie amplement la raison d’être de notre salon cumulé livres audio et séries audio, que nous désignons par « couple audio ».
Pour plus de proximité, ce « couple audio », nous osons la diffuser aussi depuis un certain temps, outre par les canaux indexés précédemment, mais aussi à travers les formats radio tout particulier qui s’érigent à travers nos marchés appelés communément « radios de marchés » ou « radios sans fréquences ». Ce concept constitue pour nous un atout majeur de proximité étant donné que certaines ménagères ne suivent pas régulièrement les médias traditionnels. Si elles ne sont pas vendeuses, elles sont acheteuses et passent régulièrement à travers les marchés.
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