Selon la livraison janvier-mars 2026 de sa revue Le Courrier de l’Unesco, l’organisation onusienne a publié un rapport couperet de 2 page qui statue sur l’inestimable valeur marchande de l’industrie du livre en Afrique. Tout en statistique. Suivant des données récoltées en 2023.
Le continent de 1,44 milliard d’habitants, ne représentait que 5,4% du marché mondial de l’édition.
La valeur marchande de cette industrie du livre s’élevait à 7 milliards $ par an avec un potentiel fermement établi de pouvoir atteindre 18,5 milliards $ l’an.
Le rapport souligne aussi la part grande qu’occupe le marché de l’édition pédagogique lequel également représente un réel potentiel à atteindre 13 milliards $ par an.
Certains indicateurs manifestes scellent donc les atouts de l’Afrique en marché en devenir comme les reconnaissances mondiales à l’image du prix Nobel de littérature en 2021, le prix Goncourt et le Booker Prize ont été tous décernés à des écrivains africains.
Un autre atout majeur reste le taux de la population africaine jeune : 329 millions d’étudiants, ce qui implique une demande croissante de manuels scolaires.
Un autre élément crucial dans cette lancée d’espoir est la dynamique du numérique qui note une augmentation de la demande de livres électroniques, de livres audio et d’adaptations de livres en films.
Les experts de l’Unesco notent aussi une inclusion manifeste et croissante à l’endroit des femmes dans cette donne livre.
Pour concrétiser les espoirs suscités les experts de l’Unesco indexent cinq barrières qu’il faut nécessairement surmonter.
- Le poids des acteurs étrangers qu’il faut concilier car en 2023 le volume des importations s’élevait à 597 millions de dollars alors que celui des exportations se chiffrait à 81 millions de dollars. Soit un déficit soit commercial de 76%.
- Franchir la barrière linguistique car moins d’un tiers des titres sont écrits dans les langues locales ou autochtones. Les 2 000 langues africaines sont éclipsées par l’anglais, le français et le portugais.
- L’accès limité aux livres qui fait qu’on a 1 librairie pour 116 000 personnes, et 1 bibliothèque publique pour 189 000 personnes.
- Les obstacles institutionnels car 90% des pays n’ont pas de législation spécifique au secteur du livre. 46% des pays n’ont pas d’agence nationale chargée de l’ISBN. 61% des pays n’ont pas d’institutions spécialisées.
- Besoin d’améliorer les compétences
Seuls 20 % des pays disposent de qualifications spécifiques pour l’édition.
Et l’Unesco d’adresser quatre recommandations
- Renforcer la gouvernance et la législation.
- Investir dans les marchés locaux et régionaux, et dans l’exportation.
- Développer la formation professionnelle et universitaire.
- Développer l’accès aux livres bibliothèques, librairies, Internet) et promouvoir la lecture.
Suivre ces recommandations avec succès permettra de renforcer le marché local, de préserver la diversité culturelle et linguistique de l’Afrique. Pour favoriser l’emploi, la productivité du marché et les recettes de l’édition.

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